Créer son activité ne doit pas être un parcours du combattant
Le Gouvernement wallon, sur proposition de Pierre-Yves Jeholet, Ministre wallon de l’Économie, de l’Emploi et de la Formation, réforme en profondeur les structures d’accompagnement à l’autocréation d’emploi (SAACE) et l’incitant financier « Airbag ».
Objectif : mieux accompagner les chercheurs d’emploi qui veulent se lancer comme indépendants, et concentrer les moyens publics sur les projets qui tiennent la route.
Aujourd’hui, créer son activité peut vite devenir complexe : trop de structures, des démarches lourdes, un accompagnement parfois inégal. Avec cette réforme, le Gouvernement fait un choix clair : simplifier, renforcer l’accompagnement et mieux cibler les aides.
« Chaque euro public dépensé doit avoir un impact concret. Ici nous voulons soutenir et accompagner efficacement les chercheurs d’emploi qui veulent créer leur activité et (re)trouver une place sur le marché du travail », Pierre-Yves Jeholet, Ministre wallon de l’Économie, de l’Emploi et de la Formation.
Moins de structures, plus d’efficacité
La réforme des SAACE simplifie le paysage et concentre les moyens là où ils permettent un accompagnement plus efficace, mieux adapté aux besoins réels des entrepreneurs.
Aujourd’hui, 11 structures coexistent, parfois sur les mêmes territoires, sans les mêmes moyens ni les mêmes capacités d’action.
Demain, elles seront 4, réunies sous une marque commune, mieux organisées et mieux équipées :
- 3 “Starter généralistes” couvrant les territoires correspondant aux directions territoriales du Forem ;
- 1 “Starter construction” actif sur toute la Wallonie pour soutenir spécifiquement ce secteur clé.
Un acteur généraliste par territoire, un système lisible et un accompagnement renforcé.
Une marque unique « Starter Wallonia » permet désormais d’identifier clairement l’offre et d’y accéder plus facilement.
Un accompagnement plus concret et plus exigeant
L’accompagnement est recentré sur l’essentiel : le succès du projet.
- Suivi individualisé dès le départ ;
- Evaluation de maturité du projet et des compétences du candidat ;
- (Ré)orientation adaptée vers les bons outils si nécessaire.
Les partenariats sont renforcés avec le Forem, l’IFAPME et les acteurs de terrain de l’écosystème d’accompagnement économique.
Pour Pierre-Yves Jeholet : “créer son activité ne s’improvise pas, on accompagne mieux pour maximiser les chances de réussite.”
Un « Airbag » réformé, plus simple et mieux ciblé
L’incitant financier « Airbag » est également revu afin de mieux cibler le soutien vers l’ensemble des chercheurs d’emploi wallons souhaitant se réinsérer par la voie entrepreneuriale.
- Une inscription préalable d’au moins 4 mois comme chercheur d’emploi requise pour solliciter l’incitant. Cette période constitue un temps permettant l’accompagnement, l’ajustement des compétences ou l’orientation si nécessaire, sans freiner l’initiative pour autant.
- L’accès au dispositif est par ailleurs conditionné à un accompagnement obligatoire à l’autocréation d’emploi ou à la création d’entreprise, afin de garantir la crédibilité et la structuration du projet.
- Les critères d’octroi sont recentrés sur la qualité et la viabilité du projet, indépendamment du diplôme ou du parcours du candidat.
- Le dispositif prévoit aussi des situations spécifiques pour ne pas exclure ceux qui ont déjà été indépendants et souhaitent aujourd’hui relancer une activité ou se réorienter, avec un accompagnement adapté.
La procédure est simplifiée avec un renforcement du soutien au démarrage :
- Passage de 4 à 3 tranches pour le versement de la prime.
- Première tranche revalorisée pour un soutien plus important au moment clé, le lancement de l’activité.
- Suppression du comité de sélection, remplacé par les nouveaux critères d’octroi.
Des règles claires et un contrôle plus strict
Des mécanismes de contrôle et de sanction sont introduits, ainsi qu’un encadrement plus strict des conditions d’accès, afin de garantir la bonne utilisation des fonds publics et contrer les effets d’aubaine.
Pour Pierre-Yves Jeholet, « avec cette réforme, nous faisons un choix clair, mieux accompagner, mieux cibler et arrêter de disperser les moyens publics. L’esprit d’entreprendre doit être encouragé, pas découragé. Créer son activité ne doit pas être un parcours du combattant. Cela doit devenir une vraie porte d’entrée vers l’emploi. Notre rôle est d’y aider tout comme nous ne devons pas stigmatiser l’échec et soutenir l’entrepreneuriat de la seconde chance. »
Logement public : la Wallonie concrétise le « loyer chaud » pour favoriser la rénovation et restaurer l’équité
Dès l’an prochain, le calcul du loyer social tiendra compte de la performance énergétique des logements d’utilité publique. Objectif ? Plus d’équité entre locataires et un renforcement de la capacité du secteur à rénover.
C’était un non-sens : jusqu’ici, plus une société de logement de service public (SLSP) rénovait, plus elle perdait de l’argent, ce qui ne l’encourageai pas à investir, amenait à une dégradation progressive du parc et freinait la transition énergétique. En cause, l’ensemble des locataires payaient un loyer plafonné à 20 % de leurs revenus, quel que soit le niveau de performance énergétique de leur logement.
Le Gouvernement wallon met fin à cette spirale négative, au travers d’une réforme dans le calcul du loyer social, approuvée ce jeudi en troisième et dernière lecture. Le principe du “loyer chaud”, qui se voit concrétisé, permettra de prendre en compte la performance énergétique du logement. Concrètement, le plafond du loyer social sera modulé selon le PEB du bien, allant de 20 % (PEB G) à 26 % (PEB A) du revenu du ménage locataire.
PEB Plafonds
A 26%
B 25%
C 24%
D 23%
E 22%
F 21%
G 20%
Double objectif
L’objectif est double : soutenir les rénovations énergétiques réalisées par les SLSP et rétablir l’équité entre les locataires. Les logements plus performants permettront en effet aux ménages de réduire leurs charges, tout en améliorant leur confort.
Ce nouveau cadre entrera en vigueur au 1er janvier 2027. Une phase transitoire est prévue pour accompagner les locataires. Les adaptations de loyer des ménages qui occupent déjà les logements les plus performants seront lissées sur deux ans.
Cette réforme constitue, un pas décisif vers un modèle plus soutenable et pérenne pour le secteur du logement, et une étape importante pour la rénovation énergétique du parc de logements publics.
Cécile Neven, Ministre wallonne de l’Énergie et du Logement : « Cette réforme matérialise notre volonté de bâtir un cadre juste, transparent et durable, au service des locataires et des sociétés de logement, ainsi que de la transition. On aligne les loyers sociaux sur la réalité énergétique du bâti et on donne enfin les moyens au secteur de rénover le parc public. »
Chasse : la Wallonie simplifie les démarches administratives avec un permis de chasse digitalisé
Le Gouvernement de Wallonie, à l’initiative des ministres en charge de la Chasse et de la Simplification administrative, Anne-Catherine Dalcq et Jacqueline Galant, a validé en dernière lecture la mise en œuvre de la dématérialisation du permis de chasse. À partir de la saison cynégétique 2026, le permis de chasse sera dématérialisé en Wallonie et s’obtiendra via Mon Espace Wallonie.
Cette évolution vise à simplifier les démarches des usagers, à limiter les déplacements administratifs et à rendre la procédure plus lisible. Les guichets physiques resteront accessibles pour les personnes qui rencontrent des difficultés avec le numérique.
Comment demander son permis de chasse ?
La demande de permis de chasse s’introduit via monespace.wallonie.be. Le chasseur s’identifie sur la plateforme et complète ses données personnelles : nom, prénom, date de naissance, domicile et numéro de registre national.
Il dépose ensuite les documents nécessaires à l’instruction de sa demande :
- un extrait de casier judiciaire de moins de 3 mois ;
- une attestation valide de réussite aux épreuves théorique et pratique de l’examen de chasse;
- un certificat d’assurance ;
- à partir de 2027, un certificat médical de moins de 5 mois.
Le paiement du permis se fait directement en ligne, via le module de paiement électronique intégré. La délivrance n’est pas instantanée. Les documents transmis sont toujours contrôlés manuellement par l’administration. Une fois le dossier validé, le permis est déposé dans Mon Espace Wallonie.
Pour les personnes qui ne sont pas à l’aise avec le numérique, deux solutions existent. Le chasseur peut demander à un tiers d’introduire la demande à sa place. Dans ce cas, une procuration doit être jointe au dossier. Il peut aussi se rendre dans l’un des guichets du SPW IAS, aux périodes dédiées. Il n’est plus obligé de se présenter dans le bureau de la province de son domicile.
Quelle forme aura le nouveau permis ?
Le permis ne prendra plus la forme d’une carte papier accompagnée d’une vignette annuelle. Il sera désormais digitalisé et représenté par un QR code. Le chasseur pourra le conserver sur son téléphone ou l’imprimer.
Le permis mentionnera les informations suivantes :
- le nom et le prénom ;
- la date de naissance ;
- l’année cynégétique pour laquelle le permis est valable ;
- la date de délivrance ;
- le QR code.
Que faudra-t-il avoir sur soi le jour de la chasse ?
En action de chasse, le chasseur devra pouvoir présenter :
- son permis digitalisé sur téléphone ou son QR code imprimé ;
- un document d’identité.
Il ne devra plus être porteur de son certificat d’assurance. Celui-ci aura déjà été transmis et vérifié au moment de la demande de permis. La dématérialisation du permis ne modifie ni les obligations liées à l’exercice de la chasse ni les contrôles applicables.
« La dématérialisation du permis de chasse est une mesure de simplification administrative concrète. Elle permet d’éviter des déplacements inutiles, de centraliser les démarches et de rendre la procédure plus simple pour les chasseurs. Nous modernisons le dispositif tout en maintenant les garanties nécessaires », souligne la Ministre en charge de la Chasse, Anne-Catherine Dalcq.
« Le Gouvernement wallon a fait de la simplification administrative une priorité et de la dématérialisation de tous les permis, une priorité. L’aboutissement de la dématérialisation du permis de chasse est une avancée majeure et très concrète pour les chasseurs. Une fois de plus, avec Anne-Catherine et le reste du Gouvernement, nous avançons concrètement dans la simplification des démarches pour tous les citoyens, quels qu’ils soient » indique la Ministre de la Simplification administrative, Jacqueline Galant.
Cette réforme marque une étape importante dans la modernisation des démarches liées à la chasse en Wallonie. Elle simplifie la vie des usagers et maintient un accompagnement physique pour celles et ceux qui en ont besoin.

