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Gouvernement wallon du 16 avril 2026

 

CETA : le décret validé en deuxième lecture par la Wallonie

Le Gouvernement wallon a approuvé, en deuxième lecture, l’avant-projet de décret portant assentiment à l’Accord économique et commercial global (CETA) conclu entre le Canada et l’Union européenne pour les matières relevant de la Région wallonne. Cette deuxième lecture intervient à un moment particulièrement opportun, alors que le Ministre-Président s’apprête à effectuer une mission au Canada dès ce dimanche. Ce contexte permet d’inscrire la décision wallonne dans une dynamique internationale, renforçant la portée des échanges bilatéraux et la coopération entre la Wallonie et le Canada. 

 

Un accord renforcé dont le cadre a évolué depuis 2016

Depuis la signature du CETA en 2016, plusieurs préoccupations exprimées par la Belgique et la Wallonie ont fait l’objet d’un travail approfondi au niveau européen. Au fil des années, l’accord a évolué, été précisé et renforcé, permettant aujourd’hui d’aborder la ratification dans un cadre clarifié et plus équilibré.

 

Le mécanisme de règlement des différends en matière d’investissement a ainsi connu des améliorations substantielles : renforcement du mécanisme d’appel, transparence des procédures et accès facilité pour les petites et moyennes entreprises. Ces améliorations ont permis de renforcer et d’équilibrer l’ICS : le mécanisme permet de garantir la protection des investissements, tout en préservant clairement le droit des Etats à légiférer pour défendre l’intérêt public, notamment en matière de santé, d’environnement et de sécurité.

 

Sur les échanges commerciaux, l’expérience acquise depuis l’application provisoire de l’accord montre également que les importations agroalimentaires canadiennes restent marginales, tandis que les normes européennes continuent de s’appliquer pleinement.

 

Les garanties demandées ont progressivement été intégrées, créant aujourd’hui les conditions d’une ratification sereine. 

 

 

Un impact économique positif pour la Wallonie

Depuis l’entrée en application provisoire du CETA en 2017, les échanges commerciaux entre la Wallonie et le Canada ont évolué favorablement.

 

En 2024, la balance commerciale wallonne affichait un excédent de 64,8 millions d’euros. Au premier semestre 2025, les exportations wallonnes vers le Canada ont progressé de 271,5 %, portées notamment par le secteur pharmaceutique.

 

L’accord facilite l’accès au marché canadien, soutient les entreprises wallonnes, en particulier les PME, et contribue à diversifier leurs débouchés à l’international.

 

 

Un accord en phase avec le nouveau contexte géopolitique

Dans un environnement international marqué par la multiplication des tensions commerciales, la fragilisation des chaînes d’approvisionnement et un retour des politiques protectionnistes, disposer d’un cadre commercial stable avec un partenaire fiable comme le Canada revêt une importance accrue.

 

Le CETA offre aux entreprises wallonnes un environnement prévisible fondé sur des règles communes et contribue à renforcer l’ancrage transatlantique de la Wallonie tout en réduisant la dépendance à des marchés plus incertains.

 

 

Une ratification porteuse de sécurité juridique et de perspectives

La ratification permettra de sécuriser durablement l’accord et d’activer pleinement les dispositions relatives à la protection des investissements, offrant une sécurité juridique renforcée aux entreprises.

 

Depuis longtemps, la Wallonie entretient des liens étroits avec le Canada, fondés sur une histoire commune et une appartenance à la francophonie, favorisant ainsi des échanges culturels et économiques dynamiques entre les deux régions.

 

À la veille de la mission ministérielle au Québec et en Ontario, cette décision envoie un signal clair et fort aux partenaires canadiens : la Wallonie entend pleinement s’inscrire dans une relation économique durable, fondée sur la confiance, la sécurité juridique et des intérêts stratégiques partagés. 

 

La mission du MinistrePrésident s’inscrit dans une stratégie de valorisation concrète des opportunités offertes par le CETA. Elle vise à transformer les résultats commerciaux positifs en partenariats industriels, scientifiques et technologiques durables, à positionner les PME wallonnes au cœur d’écosystèmes canadiens de pointe, notamment en agroalimentaire durable et en aérospatial, et à consolider un partenariat avec un pays économiquement stable, doté d’une croissance résiliente et d’une forte capacité d’innovation, dans un contexte international marqué par l’incertitude.

Choc de simplification administrative : pas à pas, la Wallonie se simplifie

En mars 2025, le Gouvernement wallon présentait sa stratégie visant à déployer un véritable Choc de simplification administrative, avec un objectif clair : rendre les démarches plus simples, plus rapides et plus accessibles pour tous les usagers (citoyens, entreprises, associations, etc). Conformément à son engagement de suivre l’avancement du projet à intervalles réguliers, le Gouvernement a présenté en novembre 2025 un premier état du monitoring continu. A cette date, plus de 100 mesures concrètes avaient déjà été prises pour simplifier la vie des usagers. Aujourd’hui, le Gouvernement rend un nouvel état de leur monitoring continu. A ce jour, ce ne sont pas moins de 400 mesures de simplification administrative qui ont été prises dans toutes les politiques publiques en Wallonie. « Dès le premier jour, nous avons été transparents : simplifier les démarches demande du temps, et l’on ne transforme pas 30 ans de pratiques en quelques mois. La Wallonie a eu tendance pendant des années à aller toujours plus loin dans les normes, dans les formulaires, dans la paperasse. Nous tentons de mettre un terme à ces pratiques. Nous démontrons aujourd’hui que pas à pas, la Wallonie se simplifie mais nous restons lucides : il y a encore tellement de choses à simplifier et pas de raison d’être triomphalistes à ce stade », déclare Jacqueline Galant, Ministre de la Simplification administrative. 

 

 

Le Choc : pensé sur un temps long  

Pour rappel, le Choc n’est pas qu’une succession de démarches simplifiées. C’est une stratégie globale qui vise à transformer durablement l’administration, tant en faisant évoluer sa culture, notamment vers une réelle approche orientée client, qu’en modernisant ses outils, notamment via une digitalisation des pratiques au sein de celle-ci et des avancées concrètes dans certains domaines.

 

De par son caractère structurel, le Choc de simplification administrative (qui est avant tout un Choc de culture) prendra du temps à s’implémenter car il est intrinsèquement lié à l’évolution de l’administration opérée depuis quelques mois en bonne intelligence avec ses dirigeants.

 

Pour rappel, le Choc comprend 3 volets :  

  • Évolution de la culture et des pratiques des services publics : réforme du régime des mandats (fait), orientation performance et résultat (fait), fin des processus de nominations (fait), guide de bonnes pratiques en matière de rédaction de la norme (fait), catalogue de formations et d’actions de sensibilisation orientées usagers, principe de confiance, culture de la donnée (en cours), méthodologie pour mettre en œuvre le principe de confiance, ... 

  • Modernisation continue des outils : manager de transition au SPW Digital pour remettre la structure sur les rails (fait), investissement grandissant dans le digital (fait), dématérialisation de dizaines de procédure désormais disponibles en ligne de A à Z (fait), recours à l’IA pour accélérer certains process (fait), ... 

  • Mesures de simplifications concrètes à travers le temps 

 

C’est sur ce troisième volet que ce concentre le monitoring. 

 

 

Plus de 400 mesures déjà prises en Wallonie

Lors de la présentation du Choc de simplification, le Gouvernement s’était engagé à procéder à un monitoring continu de ses avancées et à faire le point à intervalles réguliers. Dans cette optique, l’approche méthodologique retenue pour monitorer les avancées concrètes obtenues au fil de la législature repose sur un suivi rigoureux des mesures prises par le Gouvernement et des bénéfices concrets générés, à terme, pour les usagers. Ce suivi consiste à lister les mesures de simplification administrative mise en place chaque semaine par le Gouvernement et tout au long de la législature et en identifiant les publics-cibles concernés ou encore bénéfices observés, notamment en matière de réduction des charges administratives, de délais de traitement ou d’accessibilité aux démarches. 

 

Le Gouvernement s’étant engagé à faire preuve de transparence et à communiquer à intervalles réguliers sur l’état des lieux du monitoring, il dévoile aujourd’hui une liste (non-exhaustive) de plus de 400 déjà prises dans tous les domaines, dans toutes les compétences et par tous les Ministres en Wallonie. 

 

« Pas question ici de fanfaronner, la simplification prend du temps pour faire ressentir ses effets concrets. Nous sommes conscients que les wallonnes et les wallons ont de grandes attentes. On continue, on accélère vers plus de bon sens » conclut Jacqueline Galant. 

Un label qui engage, des résultats qui comptent

Le Gouvernement wallon a octroyé, jusqu’au 31 décembre 2027, leurs labellisations à 21 Centres de compétence. La labellisation des Centres de compétence (CDC) est bien plus qu’un exercice administratif. Elle permet de dresser un bilan clair des actions menées et confirme l’existence d’un réseau solide, capable d’innover et de répondre aux attentes économiques et sociales. Mais elle marque surtout un tournant : le label devient un véritable levier d’exigence et de résultats.

 

Comme le souligne le Ministre : « Les Centres de compétence sont globalement solides et engagés dans une dynamique positive. La majorité des Centres présentent un bilan positif, leur travail est reconnu. Mais aujourd’hui, cela ne suffit plus : ils doivent aller plus loin, plus vite, et avec un impact direct sur l’emploi. La labellisation s’accompagne désormais de recommandations transversales mais aussi spécifiques à chaque Centre. Leur mise en œuvre conditionne le maintien du label. Mon message est clair : le label n’est plus un acquis, c’est un engagement. Un engagement à progresser, à s’adapter et à produire des résultats mesurables, avec, si nécessaire, des évaluations intermédiaires. »

 

Les recommandations transversales s’articulent autour de trois axes structurants :

  • Une offre de formation plus efficace et plus accessible : augmenter l’offre pour les chercheurs d’emploi, faciliter l’accès, modulariser et certifier davantage, accélérer certains parcours, développer la remise à niveau, intégrer pleinement les innovations technologiques et pédagogiques (IA, XR, hybridation…) ;

  • Des partenariats plus forts et plus opérationnels : mieux partager les pratiques, structurer les collaborations entre opérateurs, renforcer les liens avec les entreprises, la recherche et l’innovation, co-construire des parcours et mutualiser les équipements et les ressources ;

  • Une gouvernance plus exigeante et plus transparente : piloter par les résultats, renforcer le suivi des indicateurs et garantir une utilisation rigoureuse des moyens publics.

 

Chaque Centre devra également suivre une feuille de route opérationnelle avec un objectif clair : évoluer progressivement vers de véritables Centres sectoriels spécialisés, piliers de l’excellence, de l’innovation et de la mutualisation des équipements.

 

Cette réforme vise à :

  • Répondre concrètement aux besoins du marché du travail et aux pénuries de compétences ;

  • Rendre le système de formation plus cohérent, plus lisible et plus performant, notamment via la mutualisation des équipements et la complémentarité entre opérateurs.

 

« La labellisation des Centres de compétence est plus qu’une formalité. Elle est conditionnée à une feuille de route claire, à des recommandations précises et à des résultats mesurables afin de garantir que les Centres de compétence restent pleinement alignés sur les besoins économiques, sectoriels et territoriaux et qu’ils contribuent efficacement à l’insertion professionnelle – en particulier des chercheurs d’emploi. C’est une question de cohérence des politiques publiques, de responsabilité dans l’utilisation des moyens et d’impact réel pour l’emploi en Wallonie », se félicite Pierre-Yves Jeholet.

 

A travers cette relabellisation, le Gouvernement wallon renforce la cohérence du paysage de la formation et assume un choix clair : mettre fin aux logiques automatiques et exiger des résultats concrets en matière d’insertion professionnelle.

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