Points de contact uniques : la Wallonie simplifie le parcours des chercheurs d’emploi
Sous l’impulsion du Ministre de l’Emploi, Pierre-Yves Jeholet, le Gouvernement wallon a validé la création de Points de contact uniques, une réforme majeure qui redessine l’accueil et l’accompagnement des chercheurs d’emploi en Wallonie.
Concrètement, l’ensemble du personnel du FOREM détaché, actuellement, dans 311 structures (242 ALE, 56 Maisons de l’Emploi, 4 Relais de l’Emploi et 9 bureaux de proximité) seront redéployés dans les 43 Points de contact uniques.
Ces nouveaux lieux, pleinement opérationnels au plus tard le 1er janvier 2027, rassembleront tous les services utiles en un seul endroit afin de rendre le parcours vers l’emploi plus simple, plus cohérent et plus efficace.
Une réforme qui concrétise la simplification du paysage de l’emploi
« Depuis mon entrée en fonction, j’ai voulu clarifier les rôles, réduire la complexité et rendre notre système plus lisible pour le chercheur d’emploi. Cette réforme met fin à la dispersion des services et crée de véritables portes d’entrée vers l’emploi, organisées autour des besoins réels des chercheurs d’emploi », souligne Pierre-Yves Jeholet.
Les Points de contact uniques sont l’aboutissement de la note d’orientation présentée le 17 juillet 2025 et du travail mené en concertation avec les administrations et de nombreux opérateurs publics pour optimiser l’action des acteurs de proximité.
Ce qui change : un lieu unique, des services coordonnés, un suivi continu
Ces Points de contact uniques regrouperont les services du Forem ainsi que des acteurs locaux de l’insertion socio‑professionnelle tels que les MIRE, CISP, CPAS, IDESS, TRES ou Régies des Quartiers. Leur présence permettra de proposer, dans un même lieu, une offre de services coordonnée et adaptée aux besoins des chercheurs d’emploi éloignés du marché du travail.
Dans un même lieu, les chercheurs d’emploi à employabilité faible ou très faible trouveront dès lors :
Information et conseils ;
Inscription comme chercheur d’emploi ;
Accompagnement et orientation ;
Ateliers et activités collectives de développement des compétences ;
Opportunités d’emploi.
L’objectif : proposer un accompagnement personnalisé, multidimensionnel, et accessible, dans un environnement simplifié.
Qui fait quoi ?
Le Forem
Assure l’inscription de toute personne en tant que chercheur ou chercheuse d’emploi et l’informe de son offre de services ;
Assure l’accompagnement des chercheurs d’emploi ayant une employabilité faible ou très faible ;
Encadre les parcours impliquant des actions de réinsertion par le travail (ex‑ALE, prestations à heures limitées) ;
Oriente vers les opérateurs partenaires lorsque nécessaire ;
Assure également l’orientation vers les services compétents lorsque les besoins dépassent le champ de l’emploi (santé mentale, logement, petite enfance, problématiques sociales, etc.), afin de garantir un accompagnement global et cohérent.
Les CPAS (sur une base volontaire)
Accompagnent les bénéficiaires du Revenu d’Intégration Sociale (RIS) et de l’aide sociale équivalente ;
Facilitent la coordination avec le Forem et participent à un parcours structuré vers l’emploi.
Les MIRE
- Assurent leurs missions de jobcoaching au sein du dispositif ;
- Collaborent avec le Forem à la mise en place d’activités relatives aux opportunités d’emploi (jobdays, salons de l’emploi, etc.).
- Les CISP
- Organisent des séances d’information sur leurs formations ;
- Peuvent, sur une base volontaire, assurer l’accompagnement des stagiaires ou décentraliser certaines de leurs formations.
Les Initiatives de Développement de l'Emploi dans le Secteur des Services de proximité à finalité sociale, territoires de réparation par l’économie sociale et Régies des Quartiers (sur base volontaire)
- Assurent l’accompagnement des chercheurs d’emploi ou stagiaires intégrés dans leurs structures.
Un accompagnement renforcé et un suivi continu des chercheurs d’emploi
Les Points de contact uniques offriront un accompagnement de proximité particulièrement soutenu pour les chercheurs d’emploi à employabilité faible ou très faible, qui ont besoin d’un accompagnement plus spécifique. Les autres chercheurs d’emploi ne seront, pour autant, pas exclus du dispositif et pourront également bénéficier des services collectifs, d’ateliers ou d’un accompagnement d’orientation.
Pour garantir la cohérence du parcours, l’ensemble des acteurs auront un rôle clair et complémentaire. Ils travailleront sur la base d’un dossier unique, géré par le Forem et alimenté par chaque intervenant.
Ce dossier unique permettra :
Un suivi plus fluide ;
Une meilleure cohérence entre opérateurs ;
Des actions mieux ciblées pour favoriser l’insertion sur le marché du travail.
Une gouvernance claire et une organisation territoriale repensée
Les Points de contact uniques seront coordonnés régionalement par le Forem et pilotés localement par un comité exécutif chargé de la gestion quotidienne et des partenariats.
Chaque site disposera :
D’un responsable Forem ;
De conseillers en accompagnement ;
D’assistants sociaux ;
D’un assistant technique.
La Wallonie comptera 43 Points de contact uniques soutenus par les 12 directions régionales du Forem.
Un réseau plus efficace pour un service plus lisible
Le réseau actuel présente plusieurs limites structurelles. Il ne comprend que le Forem, sans intégration structurelle, structurante et généralisée d‘autres acteurs de l’emploi et de la formation. De plus, sa répartition territoriale n’a jamais reposé sur une objectivation des besoins, elle résulte essentiellement de l’émergence d’initiatives communales, sans cohérence globale.
La réforme corrige ces faiblesses. En redéployant le personnel détaché du FOREM aujourd’hui répartis dans 311 structures différentes (242 ALE, 56 Maisons de l’Emploi, 4 Relais de l’Emploi et 9 bureaux de proximité), la Wallonie crée un réseau modernisé, cohérent et plus proche des besoins du public.
« L’objectif est simple : que chaque chercheur d’emploi trouve, en un seul lieu, les réponses à ses besoins. Cette réforme n’est pas une réorganisation administrative : c’est un investissement dans l’efficacité, la lisibilité et l’accompagnement humain », conclut Pierre-Yves Jeholet.
Répartition territoriale des Points de contact uniques
Direction territoriale du Hainaut :
Directions régionales : Charleroi – La Louvière – Mons - Mouscron – Tournai
PCU : Ath – Binche – Chimay - Courcelles - Couvin - Dour – Farciennes - Frameries - Soignies – Péruwelz - Thuin – Walcourt
Direction territoriale de Liège:
Directions régionales : Huy – Liège - Verviers
PCU : Ans – Aywaille - Chaudfontaine – Comblain-au-Pont - Flémalle – Hannut – Herstal – Malmedy - Soumagne – Seraing - Waremme – Welkenraedt
Direction territoriale du Luxembourg:
Directions régionales : Arlon – Marche-en-Famenne
PCU : Bastogne – Bouillon – Durbuy - Etalle – Libramont-Chevigny – Vielsam - Virton
Direction territoriale de Namur-Brabant wallon:
Directions régionales : Namur - Nivelles
PCU : Andenne – Beauraing - Ciney – Dinant – Gedinne - Gembloux - Jodoigne – Ottignies-LLN – Sambreville – Tubize - Waterloo – Wavre
Un accompagnement plus rapide, plus dynamique et personnalisé
Depuis plusieurs mois, la Wallonie a engagé une transformation profonde de l’accompagnement des chercheurs d’emploi, avec des initiatives concrètes déjà pleinement opérationnelles au niveau du Forem. Après l’adoption de deux arrêtés qui ont déjà rendu possible ce changement de paradigme, le Gouvernement wallon, a adopté un décret qui renforce et inscrit durablement ces changements dans un texte légal.
L’enjeu : mettre fin à la fragmentation des actions, clarifier les responsabilités et donner au Forem les outils pour organiser autrement l’accompagnement, afin de pouvoir offrir un accompagnement plus dynamique à tous les chercheurs d’emploi.
Un changement de méthode : le chercheur d’emploi au centre
Pour rappel, depuis l’adoption en novembre 2024 de la note d'orientation pour une "réforme du paysage de l'emploi, de l'insertion socioprofessionnelle et de l'activation des chercheurs d'emploi », le parcours des chercheurs d’emploi a été progressivement mais considérablement réformé : on part désormais des besoins de la personne, et non plus uniquement de ce que les dispositifs peuvent offrir.
Dès l’inscription, la situation du chercheur d’emploi fait l’objet d’une analyse complète, régulièrement réévaluée.
L’accompagnement devient personnalisé, dynamique, avec un contact mensuel et un premier résultat attendu dans les quatre mois.
Un pilotage clarifié : le Forem comme garant du parcours
Le paysage de l’emploi souffrait d’une dispersion des responsabilités et d’interventions parfois redondantes ou incohérentes.
Le décret clarifie l’ensemble du système :
Le Forem devient le garant du parcours, responsable de sa cohérence et du suivi global ;
Les rôles du Forem, des opérateurs publics et privés, ainsi que des employeurs, sont clairement définis ;
L’objectif est d’éliminer les redondances, de prévenir les ruptures et d’éviter toute période d’inactivité.
Cette coordination renforcée met fin à la fragmentation de leurs actions envers les chercheurs d’emploi et responsabilise l’ensemble des acteurs du parcours.
Des outils modernes pour permettre au Forem de s’organiser autrement
La réforme dote le Forem d’outils concrets pour recentrer ses missions, moderniser son accompagnement et mieux valoriser les expertises internes :
un dossier unique permettant une meilleure coordination entre acteurs;
un accompagnement digital interactif pour renforcer le suivi et améliorer la qualité des échanges;
une amélioration de la qualité et de la fiabilité des données;
la possibilité de déléguer l’accompagnement à un tiers public ou privé;
une organisation plus claire qui soutient et met en valeur le travail quotidien des agents.
Ces outils modernisés permettent au Forem d’assumer pleinement son rôle de responsable du parcours tout en donnant davantage de visibilité au travail de ses équipes.
Ils viennent également en soutien direct du travail des équipes, en facilitant le suivi des parcours, le partage d’information et l’organisation du travail.
Un dispositif ALE entièrement réformé et intégré au parcours
Dans le cadre de ce décret, le Gouvernement wallon a également validé, en première lecture, une réforme en profondeur du dispositif des Agences Locales pour l’Emploi (ALE).
L’objectif est clair : mettre fin à un système dépassé et l’intégrer pleinement dans la logique du parcours vers l’emploi, en en faisant un véritable levier d’activation.
Le constat est assumé : dans sa forme actuelle, le système ALE ne permet pas suffisamment aux chercheurs d’emploi de progresser vers un emploi durable. Trop souvent, il enferme dans des activités sans débouchés.
La réforme opère un changement structurel en remplaçant les ALE par un nouveau dispositif de prestations à heures limitées, désormais directement intégré dans le parcours du chercheur d’emploi et piloté par le Forem.
Ce nouveau mécanisme repose sur des principes clairs :
des prestations limitées dans le temps (max. 6 mois) comme tremplin vers l’emploi ;
une possibilité de renouvellement pour les personnes ayant une aptitude réduite au travail ;
un encadrement renforcé via les Points de contact uniques ;
une revalorisation de la rémunération (de 4,10 € à 6 €/heure) ;
une intégration complète dans le suivi et l’évaluation du parcours.
Le dispositif est recentré sur les publics qui en ont le plus besoin : chercheurs d’emploi à employabilité faible ou très faible, personnes avec aptitude réduite au travail, ainsi que les chercheurs d’emploi à employabilité moyenne inscrits depuis au moins 12 mois au Forem.
Parallèlement, les utilisateurs sont élargis (administrations régionales, OIP, zones de police et de secours, pouvoirs locaux) et les activités éligibles sont étendues, tout en restant strictement en dehors des circuits classiques du travail afin d’éviter toute concurrence.
Chaque prestation doit désormais constituer une étape vers l’emploi durable, plutôt qu’une finalité.
La réforme est menée de manière responsable, avec :
aucune perte de personnel ;
le maintien des services essentiels, notamment les garderies dans les écoles et l’accueil extrascolaire, via des mesures transitoires adaptées ;
aucune incidence sur les activités liées aux titres-services.
Un accompagnement pour tous, orienté résultats
Les réformes poursuivies mettent fin à une situation où une partie des chercheurs d’emploi restait sans suivi structuré.
Désormais :
tous les chercheurs d’emploi peuvent être accompagnés;
le suivi est régulier, personnalisé, avec un contact mensuel;
chaque action doit produire un résultat concret : progression du parcours, accès à la formation, retour à l’emploi.
Cette nouvelle logique d’évaluation et de résultats renforce l’efficacité du dispositif et l’ambition d’un accompagnement réellement utile.
Un meilleur alignement avec les besoins du marché du travail
La réforme confirme aussi la seconde mission essentielle du Forem, répondre aux besoins des entreprises.
Grâce à une meilleure qualité des données, à un matching plus précis et à une offre de formation davantage orientée vers les métiers en pénurie et les métiers d’avenir, le Forem sera en mesure de mieux soutenir les employeurs dans leurs recrutements.
Une réforme qui donne du sens
« Cette réforme consolide ce qui est déjà en marche, remet de la clarté et de l’efficacité, là où il y avait de la complexité. Notre ambition est simple : permettre à chaque chercheur d’emploi de retrouver plus rapidement un travail, et aux entreprises de trouver les compétences dont elles ont besoin.Elle renforce le Forem, structure les parcours et responsabilise tous les acteurs » Pierre-Yves Jeholet, Ministre de l’Emploi et de la Formation.

