Gouvernement wallon complémentaire du 11 décembre 2025

 

Des routes wallonnes plus sûres, des vies préservées

Le Gouvernement wallon a approuvé les grandes orientations du plan d’action 2026-2030 du Conseil supérieur wallon de la sécurité routière pour des routes plus sûres. Le Gouvernement a chargé le Ministre de la Sécurité Routière de lui présenter un plan d’action.

 

Rétroactes 

Le plan d’action des Etats généraux de la sécurité routière (EGSRW) a été présenté publiquement le 14 novembre dernier par le Conseil supérieur wallon de la Sécurité routière. L’objectif de ce plan est de formuler un nombre de propositions efficaces et ambitieuses engageant tous les acteurs régionaux, locaux et les citoyens autour d’un objectif commun, celui de réduire de moitié le nombre de tués et de blessés graves d’ici 2030 et d’atteindre la vision zéro tué en 2050.

 

Fruit d’une expertise et d’un travail concerté

Le plan d’action issu des Etats généraux est le fruit d’un travail concerté des experts, des administrations, des forces de l’ordre et des associations qui ont œuvré ensemble pour définir les mesures les plus pertinentes. Cette étroite collaboration a permis d’y intégrer leurs différents points de vue pour définir des mesures concrètes en lien avec les réalités locales et alignées avec les ambitions de la Wallonie. 

 

Des enjeux précis et une concertation citoyenne

Plusieurs groupes de travail ont été constitués et chaque groupe a concentré son expertise autour de différentes thématiques telles qu’une mobilité sûre vers le chemin de l’école, la lutte contre la conduite sous influence, adapter les limitations de vitesse, sensibiliser la mobilité professionnelle aux enjeux de sécurité, la lutte contre la distraction au volant, la formation des usagers tout au long de leur vie ou encore protéger davantage les usagers faibles. La police et l’Union des Villes et Communes (UVCW) ont été également associés à ces réflexions.

Une enquête citoyenne auprès de 1000 Wallons a permis d’évaluer l’acceptabilité des actions proposées.

 

14 propositions pour améliorer la sécurité et préserver des vies 

Le plan identifie 14 propositions opérationnelles relevant des compétences et leviers régionaux : 

  • Action 1 : Adapter les limites de vitesses en fonction de la hiérarchisation du réseau

  • Action 2 : Développer la gestion dynamique des vitesses en fonction des conditions de circulation 

  • Action 3 : Sécuriser les traversées piétonnes réglementaires et garantir leur accessibilité

  • Action 4 : Accorder une attention aux usagers actifs dans les zones de chantiers en veillant à l’application stricte et systématique des recommandations existantes

  • Action 5 : renforcer la sécurité des trajets scolaires, y compris aux abords immédiats des établissements

  • Action 6 : sécuriser les zones à risque 

  • Action 7 : favoriser les marquages audio-tactiles 

  • Action 8 : intensifier les campagnes de sensibilisation (vitesse, distraction ou conduite sous influence).

  • Action 9 : coordonner l’offre de formation : former les différents publiques vis-à-vis de la dangerosité de certains comportements sur la route

  • Action 10 : intégrer la formation aux angles morts dans les modules de formation des chauffeurs professionnels

  • Action 11 : Intégrer la sécurité routière dans le car policy : encourager les entreprises à intégrer la sécurité routière dans la gestion et l’utilisation de leurs véhicules

  • Action 12 : Renforcer les contrôles routiers et la visibilité policière avec un focus sur les lieux et instants problématiques et sur les facteurs de risque. 

  • Action 13 : Améliorer la communication et la diffusion d’informations sur les contrôles routiers afin d’augmenter chez les usagers la perception d’une plus grande probabilité d’être contrôlés

  • Action 14 : Favoriser le développement de politiques locales de sécurité routière : aider les communes et zones de police à mettre en œuvre une politique de sécurité routière locale efficace

 

Le Conseil supérieur wallon de la sécurité routière formule également des propositions à destination des autorités fédérales et communautaires. 

 

Un plan déclinable localement

Ce plan est conçu pour que chaque ville et commune s’approprie les actions en fonction de ses priorités et spécificités locales et que chaque zone de police intègre, de façon volontaire, un volet spécifique sécurité routière dans leur futur plan zonal de sécurité

 

Pour François Desquesnes« Les États généraux de la Sécurité routière nous rappellent une vérité essentielle : derrière chaque statistique, il y a une vie, une famille, un avenir. En Wallonie, nous refusons de considérer ces drames comme une fatalité. Nous posons aujourd’hui les bases d’une action plus cohérente, plus ambitieuse et pleinement tournée vers la protection de chaque usager. »

 

Le plan d’action 2026-2030 issu des Etats Généraux de la Sécurité Routière illustre la volonté du Gouvernement wallon de rendre les routes wallonnes plus sûres, de diminuer le nombre de décès et de blessés pour atteindre la « vision zéro » en 2050.

Rénovation du bâti : la Wallonie développe une vision intégrée

Le Gouvernement développe une vision intégrée pour la rénovation du bâti wallon. Au programme : prévisibilité, simplification et efficience.

 

Le Gouvernement wallon a pris, ce jeudi, quatre décisions constituant un cadre global intégré destiné à placer la Région sur la trajectoire des objectifs européens de rénovation du bâti :

  • un décret, adopté en deuxième lecture, transpose la directive européenne sur la Performance Énergétique des Bâtiments (dite directive « PEB 4 »), dont l’objectif principal est d’entamer une trajectoire de rénovation pour amener le bâti à la PEB A en 2050. 

  • un projet de plan de rénovation, en application de la directive mentionnée ci-avant, contenant un calendrier de rénovation. Ce projet de plan devra encore faire l’objet d’une validation par les autorités européennes, dans les 6 mois. Il sera ensuite transcrit dans la législation régionale.

  • une adaptation du système MEBAR, destiné à soutenir les publics précarisés dans le remplacement de leur système de chauffage ou de travaux d’isolation ou de salubrité.

  • et, enfin, une note d’orientation sur les principes qui fondent le futur régime de soutien global à la rénovation, qui sera d’application au 1er octobre 2026 et s’articulera autour de 3 axes, tels que définis après consultation des parties prenantes par le Haut Conseil Stratégique (HCS) et le Centre d’Études en Habitat Durable (CEHD) : le soutien financier, un calendrier de rénovation et un système d’accompagnement.

 

1. Soutien financier

Concrètement, sur le volet financier, le soutien régional passera à l’avenir par des prêts, le cas échéant assorti de primes. Il sera réservé aux projets qui amènent à un « saut de label » de performance énergétique, afin de garantir une mobilisation de moyens publics en faveur de gestes de rénovation significatifs. 

 

Deux outils structureront l’offre :

  • Le Rénopack, c’est-à-dire un prêt à taux zéro, dans lequel interviendra une réduction de montant à rembourser assimilée à une prime ;

  • Le Rénoprêt, c’est-à-dire un prêt à taux, fonction des revenus du ménage.

  • La réalisation d’un audit restera une condition d'accès préalable.

  • Les investissements éligibles couvriront les travaux de salubrité et d'amélioration énergétique. 

  • Le montant de l’aide sera appliqué sur l’investissement global, et non plus poste par poste. 

  • L'accès au soutien pour les propriétaires-occupants, les propriétaires-bailleurs et les copropriétés sera maintenu.

  • Les matériaux biosourcés continueront d’être favorisés. 

 

L’offre s’articulera autour des principes suivants :

 

2. Calendrier de rénovation

Dans le cadre du Plan de rénovation, des seuils minimaux de performance énergétique (PEB) seront fixés pour le secteur résidentiel. Ils visent à éliminer les labels F et G d'ici 2035.

 

Concrètement, le projet de plan propose les échéances suivantes :

Pour les achats à partir de 2028, l'acheteur d’un bien disposera d'un délai de 5 ans à compter de la date de l'acte authentique pour réaliser les travaux nécessaires à atteindre les labels suivants. C’est-à-dire :

  • 5 ans pour atteindre  le label PEB D pour un achat à partir de 2028.

  • 5 ans pour atteindre  le label PEB C pour un achat à partir de 2031.

  • 5 ans pour atteindre le label PEB B pour un achat à partir de 2036.

  • 5 ans pour atteindre le label PEB A pour un achat à partir de 2041.

 

Pour les bâtiments existants, chaque propriétaire sera tenu de respecter un niveau de performance minimal aux dates butoirs suivantes :

  • Le label PEB F en 2031

  • Le label PEB E en 2036

  • Le label PEB D en 2041

  • Le label PEB C en 2046

  • Le label PEB B en 2050

 

Le certificat PEB sera revu pour le simplifier et l’adapter. Il conviendra de disposer d’un parc immobilier certifié d’ici 2030. Le renouvellement de certificat sera facilité. Toutes les possibilités d’harmonisation entre régions seront explorées.

 

La Wallonie avance également la question du chauffage, au travers d’un calendrier de sortie des chaudières au mazout et au charbon, permettant d'atteindre les objectifs et de préserver la population.

  • Dès le 1er janvier 2026, et comme annoncé en juin déjà, une interdiction de placement d’une chaudière au mazout ou au charbon s’appliquera à tous les bâtiments neufs, résidentiels ou non.

  • Dès le 1er janvier 2027, une interdiction de remplacement d’une chaudière au mazout ou au charbon s’appliquera à tous les bâtiments assimilés à du neuf (c’est-à-dire faisant l’objet d’une rénovation dite « de fond », soit d’au moins 75% de l’enveloppe). Dans le même temps, une interdiction d’installation, de modernisation et de remplacement s’appliquera, dans tout bâtiment, si disponibilité de réseau de gaz naturel. 

  • Dès le 1er janvier 2031, l’interdiction de remplacement d’une chaudière au mazout ou au charbon s’appliquera à tous les bâtiments.

 

En parallèle, les travaux éligibles du système MEBAR sont adaptés aux exigences européennes et permettront désormais de financer des alternatives à la chaudière mazout, telles que la chaudière biomasse et son silo, les pompes à chaleur (chauffage et eaux chaude sanitaire) ou encore les poêles biomasse.

 

 

3. Système d’accompagnement

La Région mettra en place un dispositif renforcé d’accompagnement des citoyens, au travers de guichets uniques permettant un appui technique ciblé sur-mesure, en trois niveaux, selon le profil des ménages et les caractéristiques du bâtiment concerné.

 

Le dispositif d’accompagnement pour le résidentiel sera assuré, à terme, par l’Agence wallonne de l’Habitation et ses pôles locaux.

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