Gouvernement wallon du 11 décembre 2025

 

Le Gouvernement wallon valide la reconduction du FSE+ pour 2026-2027

Le Gouvernement wallon a validé ce jour la reconduction du Fonds social européen Plus (FSE+) pour la période 2026-2027, afin de soutenir la mise en œuvre de politiques ambitieuses en matière d’emploi, de formation, de lutte contre la pauvreté et d’inclusion sociale sur les territoires wallons et bruxellois. Cette décision sera soumise à l’approbation de la Commission européenne.

 

Impact positif des actions sur les publics bénéficiaires

Le Fonds social européen (FSE) constitue le principal instrument de l’Union européenne pour investir dans le capital humain et accompagner la mise en œuvre du socle européen des droits sociaux. Dans sa version renforcée, le FSE+ représente un levier stratégique pour consolider les politiques européennes en matière d’emploi, d’éducation et d’inclusion.

 

Cette reconduction fait suite à l’examen à mi-parcours de la programmation, comprenant une étude approfondie des politiques menées ainsi qu’une analyse détaillée des actions des opérateurs soutenus. Ces travaux ont permis d’identifier les dispositifs les plus efficaces et les besoins prioritaires pour les prochaines années. Les conclusions ont confirmé l’impact positif du FSE+ sur les publics bénéficiaires et la solidité des actions mises en œuvre.

 

 

307 millions mobilisés en 2026 et 2027

Pour les années 2026 et 2027, un montant de 307.061.062,89 euros sera mobilisé afin de soutenir les projets cofinancés par le FSE+ sur l’ensemble des territoires wallons et bruxellois.

 

Au cours des deux prochaines années, le FSE+ continuera de financer des projets visant à renforcer les compétences des demandeurs d’emploi, favoriser l’insertion des jeunes, soutenir la formation tout au long de la vie, accompagner les transitions professionnelles et lutter contre la pauvreté. Le programme renouvelé s’inscrit pleinement dans les priorités des Gouvernements et dans la stratégie européenne pour une Europe plus sociale, plus inclusive et tournée vers l’avenir.

La Wallonie modernise les Chèques-Entreprises pour accélérer la croissance des PME

Le Gouvernement wallon a adopté, en première lecture, l’avant-projet de décret réformant les Chèques-Entreprises. 

Objectif : un dispositif plus simple, moderne et transparent pour soutenir l’entrepreneuriat. 

 

Des améliorations majeures :

  • Plateforme numérique unique et modernisée pour introduire les demandes, suivre les parcours des bénéficiaires et sécuriser les paiements.

  • Catégories d’aides clarifiées : formation, conseil stratégique et accompagnement. 

  • Encadrement renforcé des prestataires avec mise en place des Centres d’avis métier (chargés d’évaluer, labelliser et suivre les prestataires), de critères harmonisés et de mécanismes d’évaluation via la plateforme unique. 

  • Gouvernance stabilisée avec un comité charger de la coordination du dispositif, du suivi stratégique et de la cohérence avec l’ensemble des acteurs publics concernés. 

  • Contrôle modernisé sanctions graduées et mécanismes de récupération en cas d’infractions (amendes administratives, mesures de suspension, retrait ou récupération d’aides.)

 

« Avec cette réforme, nous plaçons les entrepreneurs au cœur de nos priorités. Des aides plus simples, plus efficaces pour booster l’innovation et la croissance en Wallonie, tout en garantissant une gestion rigoureuse des fonds publics. Nous voulons offrir aux PME un cadre clair, digitalisé et sécurisé, qui leur donne confiance pour investir, se former et se développer. C’est ainsi que nous accompagnons notre économie aux défis de demain et renforçons la compétitivité wallonne » conclut Pierre-Yves Jeholet.

La Wallonie accélère l’assainissement de cinq friches industrielles pour libérer du foncier stratégique

Le Gouvernement wallon adopte une nouvelle série de décisions visant l’assainissement de cinq friches industrielles (Paliseul, Jambes, Virton, Seneffe, Engis), confié à la SPAQuE. Ces interventions s’inscrivent dans la stratégie régionale de reconversion et de valorisation des terrains dégradés afin de renforcer la disponibilité foncière pour des projets économiques, urbains ou résidentiels, tout en améliorant durablement la qualité des sols et des cadres de vie.

 

Ces opérations confirment l’ambition de réindustrialiser la Wallonie, de créer une réserve stratégique de terrains assainis et de déployer plus de 1.500 hectares mobilisables en favorisant la reconversion de friches mixtes ou stratégiques. Elles mobilisent des financements du Plan de Relance de la Wallonie (PRW) et des fonds européens FEDER.

 

1. Paliseul – Site « DEVILCA »

À Paliseul, la friche « DEVILCA » (8.700 m²), ancien site industriel aux pollutions multiples (métaux lourds, hydrocarbures, cyanures), fera l’objet d’une excavation ciblée des terres contaminées, avec traitement hors site, remblayage par terres propres et mesures de confinement. Budget : 1,5 million d’euros. 

 

2. Jambes (Namur) – Site « ACINA »

Rue de Géronsart à Jambes, le site « ACINA » doit être rendu compatible avec un usage résidentiel. L’assainissement comprend l’excavation des taches polluées (TCE, benzène), la gestion des terres contenant des espèces invasives, un confinement des remblais et la pose d’un géotextile avec 50 cm de terres saines. Budget : 1,2 milllion d’euros.

 

3. Virton – Site « Anciens ateliers du Chenois (Ravago) »

À Virton, l’ancien site ferroviaire et industriel présente une contamination sévère aux hydrocarbures. Les travaux prévoient l’excavation de 4.000 m³ de terres, dont 540 m³ envoyés en traitement thermique, le solde étant biotraité sur site. Les dalles seront intégralement déconstruites pour permettre la reconversion industrielle.
Budget FEDER : 1,8 million d’euros.

 

4. Seneffe – Site « Demanet-Cassart »

Situé en zone portuaire à Seneffe, ce site présente des pollutions au benzène, chrome, naphtalène et huiles minérales. La solution retenue est une excavation-évacuation complète des trois taches, suivie d’un remblayage par des terres compatibles avec un usage industriel et des granulats recyclés. Budget FEDER : 894.744 euros 

 

5. Engis – Site « Terres Rouges »

À Engis, le site des « Terres Rouges », ancien lieu d’exploitation d’alun puis de dépôts de remblais, présente des pollutions aux métaux lourds et huiles minérales. Le projet prévoit l’excavation totale du remblai UR1, l’excavation partielle des autres unités et un confinement adapté, pour permettre la réalisation d’un parking (78 places) et d’une future zone résidentielle. Budget total : 880.000 euros.

 

« À travers ces cinq nouveaux projets, nous libérons du foncier indispensable pour les besoins futurs des territoires, tout en assainissant des pollutions parfois anciennes et complexes. C’est un investissement pour la santé publique, pour l’attractivité économique et pour la cohérence d’aménagement de notre territoire », souligne le Ministre de la Santé et de l’Environnement, Yves Coppieters.

Un nouveau contrat de gestion pour FAMIWAL afin de renforcer un service public accessible et proche des familles

Le Gouvernement wallon a approuvé le contrat de gestion 2026-2030 de FAMIWAL, la Caisse publique wallonne d’allocations familiales. Il s’agit du deuxième contrat de gestion depuis la création de FAMIWAL en 2019, à la suite du transfert des activités de l’ancienne FAMIFED, et d’une étape importante pour consolider le rôle de guichet public des familles wallonnes.

 

Ce nouveau contrat s’inscrit dans la continuité du premier, tout en intégrant les enseignements des évaluations réalisées et les évolutions majeures du paysage des allocations familiales. Il traduit une ambition partagée par le Gouvernement et FAMIWAL : allier performance, proximité et équité, dans un contexte de contraintes budgétaires maîtrisées et de concurrence avec les caisses privées. Le contrat couvre la période 2026-2030 et repose sur deux axes structurants : garantir une qualité élevée du service de paiement des prestations familiales et assurer une bonne gouvernance afin de garantir la continuité et la pérennité des missions de la caisse publique.

 

Quatre objectifs stratégiques structurent les engagements de FAMIWAL :

  • Le premier vise à adapter les interactions avec les familles, en diversifiant les canaux de contact, en renforçant l’accessibilité pour les publics fragilisés (handicap, précarité, fracture numérique) et en développant une communication multicanale claire, proactive et compréhensible. 

  • Le deuxième objectif consiste à maintenir un haut niveau de qualité dans le traitement des dossiers et les paiements, en garantissant leur régularité, leur ponctualité et leur conformité réglementaire. À ce titre, FAMIWAL affiche une excellente qualité de gestion de ses dossiers, contrôlée annuellement par l’AViQ.

  • Le troisième objectif porte sur l’optimisation du pilotage des ressources humaines, financières et technologiques, notamment via la digitalisation maîtrisée des outils, la sécurisation des données et une gestion prudente des deniers publics. 

  • Enfin, le quatrième objectif vise à améliorer le fonctionnement organisationnel, en renforçant le contrôle interne, la gestion des risques et la culture de l’évaluation continue.

 

Sur le plan budgétaire, le contrat prévoit une trajectoire d’économie progressive de l’ordre de 1,9 million d’euros entre 2026 et 2029, à missions et politiques inchangées. Cette trajectoire indicative repose notamment sur la simplification administrative, la modernisation des outils numériques et une organisation plus efficiente, tout en veillant à ne pas exclure les familles les plus vulnérables.

 

Pour Yves Coppieters, Ministre de la Santé et des Solidarités : « Ce contrat de gestion vise avant tout à améliorer le dialogue avec les familles, à simplifier les démarches et à garantir un service public fiable, humain et accessible. FAMIWAL doit jouer pleinement son rôle pour lutter contre le non-recours aux droits et accompagner les familles, en particulier les plus fragilisées. »

Décarbonation industrielle : la Wallonie structure le développement de son réseau CO₂

Le Gouvernement poursuit la mise en place du cadre nécessaire au transport de CO2 en Wallonie, en fixant les règles de développement du futur réseau.

 

Début novembre, le Gouvernement adoptait le premier de cinq arrêtés destinés à organiser la filière du transport de CO2 en Wallonie.

 

L’exécutif franchit désormais une nouvelle étape avec l’adoption, en première lecture, d’un deuxième projet d’arrêté fixant les règles de planification et de concertation autour du futur réseaudont Fluxys c-grid a été désigné le gestionnaire mi-juillet.

 

Au travers d’un plan de développement, qui couvrira une période d’au moins dix ans et soumis à l’avis du régulateur (CWaPE), les besoins en capacité de transport pourront être anticipés.

 

Pour rappel, le futur réseau wallon de transport de CO contribuera, à terme, à relier les sites de production wallons aux infrastructures de stockage et de valorisation, aussi bien en Belgique qu’à l’étranger. Il constituera en ce sens un outil stratégique pour la décarbonation industrielle sur le territoire.

 

Cécile Neven, Ministre de l’Energie : « Le Gouvernement avance, de manière structurée et anticipée, dans la mise en place d’une filière de gestion du CO sur son territoire. Par-là, il donne la visibilité nécessaire aux entreprises pour investir dans la décarbonation et préserver l’emploi industriel en Wallonie. »

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