Le Gouvernement wallon acte une stratégie coordonnée pour sortir durablement du sans-abrisme
Le Gouvernement wallon a adopté la Stratégie coordonnée de sortie du sans-abrisme 2025-2029. Celle-ci vise à proposer des réponses structurelles à un phénomène multiforme, touchant aujourd’hui près de 20.000 personnes en Wallonie, dont plus de 5.000 enfants.
Le sans-abrisme recouvre une diversité de réalités : vie à la rue, hébergement d’urgence, squats, errance institutionnelle, hébergement temporaire ou non-choisi, etc.
La stratégie wallonne entend agir à tous les niveaux : prévenir les ruptures, accompagner l’accès au logement, et structurer les dispositifs de gestion, en articulant les compétences du logement, de l’aide sociale, de la santé, des pouvoirs locaux et de l’aide à la jeunesse.
L’élaboration de cette stratégie est le résultat d’un travail préparatoire de grande ampleur mené avec les acteurs du terrain, les administrations, le secteur associatif, les pouvoirs locaux, les réseaux santé mentale et les opérateurs spécialisés. Ce processus a été structuré autour d’un échange continu avec l’Observatoire wallon du Sans-abrisme, des consultations territoriales, l’analyse des dénombrements réalisés depuis 2020 et l’intégration des enseignements tirés des expérimentations locales. Cette co-construction a permis de mettre en lumière les besoins réels, les ruptures les plus fréquentes, les dynamiques territoriales et les outils déjà disponibles ou à renforcer.
La stratégie repose sur une ambition claire : agir simultanément sur la prévention, la résolution et la gestion des situations de sans-abrisme.
La prévention vise à éviter que des situations de rupture n’aboutissent à des pertes de logement, notamment en améliorant l’accompagnement des jeunes à la sortie de l’aide à la jeunesse, en intervenant plus en amont dans les situations d’expulsion locative ou en renforçant le soutien aux personnes en situation de fragilité psychique.
La résolution passe par un accès plus rapide et mieux organisé au logement stable, avec un accompagnement adapté à la situation des personnes, en s’appuyant notamment sur les dispositifs de type Housing First, les opérateurs du logement et les services sociaux.
Enfin, la gestion implique d’améliorer la qualité, la coordination et la couverture de l’urgence sociale, afin que chaque personne puisse être accueillie dans des conditions dignes et orientée vers une solution durable.
Ces orientations ne sont pas exhaustives. Elles dessinent toutefois les principaux axes de travail et d’action que le Gouvernement entend développer : prévenir les situations d’errance, renforcer la continuité entre les secteurs du logement, de la santé et du social, mieux coordonner les réponses territoriales via les relais sociaux, soutenir les démarches de post-hébergement pour éviter les retours à la rue et assurer un accompagnement pluridisciplinaire intensif quand la situation l’exige. Ces axes évolueront en fonction des résultats observés, des besoins exprimés par les professionnels et des évaluations menées tout au long de la législature.
La mise en œuvre de cette stratégie sera coordonnée par le Ministre des Solidarités, en collaboration étroite avec les ministres du Logement, des Pouvoirs locaux, de l’Aide à la jeunesse, de la Santé et de l’Emploi.
François Desquesnes, Vice-Président du Gouvernement wallon et Ministre des Pouvoirs Locaux : “La sortie du sans-abrisme exige une mobilisation collective. Les pouvoirs locaux sont en première ligne pour ancrer la stratégie dans leurs actions de prévention , dans l’ accompagnement et accès au logement. Nous poursuivrons les dénombrements de logements, renforcerons l’évaluation des politiques locales et veillerons à ce que chaque Plan de cohésion sociale, participe à cette ambition.”
Yves Coppieters, Ministre des Solidarités : « Le sans-abrisme n’est pas une fatalité. Pour la première fois, nous nous dotons d’une stratégie coordonnée, construite avec le terrain et portée par l’ensemble du Gouvernement. Elle est fondée sur la prévention des ruptures, l’accès au logement et la continuité des parcours. C’est un engagement collectif, responsable et indispensable pour placer la dignité humaine au centre de nos politiques publiques. »
Cécile Neven, Ministre du Logement et de l’Énergie : « En mobilisant tous les acteurs et en renforçant les dispositifs existants, nous affirmons que personne ne doit rester sans solution. Sensibiliser au dispositif Housing First et garantir la viabilité des capteurs logements, c’est favoriser l’accès à un logement salubre à prix abordable pour les personnes sans-abris ».
La Wallonie adopte une Stratégie de soutien aux familles monoparentales
Le Gouvernement wallon a adopté la Stratégie de soutien aux familles monoparentales 2025-2029, un cadre d’action transversal visant à mieux reconnaître la diversité des situations familiales, à réduire les inégalités qui touchent les parents isolés, et à renforcer l’accès aux droits, aux services et aux opportunités pour les près de 200.000 ménages monoparentaux que compte la Wallonie.
Cette stratégie répond à une réalité largement documentée : les familles monoparentales, très majoritairement composées de femmes seules avec enfants, sont parmi les publics les plus exposés à la précarité, aux privations matérielles et aux obstacles administratifs, logistiques ou économiques.
Son élaboration a été menée dans le cadre d’un processus de co-construction approfondi, associant experts du vécu, opérateurs de terrain, administrations, et organismes d’analyse stratégique tels que le Haut Conseil Stratégique. À partir d’un diagnostic objectif partagé, ce travail collectif a mis en lumière les principaux défis rencontrés par les parents solos : difficultés d’accès à un logement adéquat, obstacles au retour à l’emploi ou à la formation, surcharge mentale et isolement, problèmes de mobilité, complexités administratives et, trop souvent, situations liées aux violences intrafamiliales.
L’ambition est de structurer une action publique transversale qui tienne compte à la fois de la dimension de genre, des contraintes socio-économiques, de l’accès aux droits fondamentaux et des parcours de vie spécifiques que connaissent ces familles.
À titre exemplatif, la stratégie identifie plusieurs axes prioritaires de travail qui guideront l’action gouvernementale durant la législature. Il s’agit notamment de renforcer la coordination des politiques fonctionnelles afin de lever les obstacles structurels auxquels les familles monoparentales sont confrontées ; d’améliorer l’accès aux droits et aux revenus par une meilleure lisibilité des dispositifs existants et une harmonisation progressive de leurs critères ; de soutenir la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle en encourageant la flexibilité du travail et en facilitant l’accès aux services de garde ; d’agir sur le logement en diversifiant les solutions disponibles ; ou encore d’améliorer l’accompagnement psychosocial et la santé mentale des parents solo, particulièrement exposés à la surcharge et à l’isolement.
La stratégie accorde aussi une attention spécifique aux réalités des familles confrontées à des violences intrafamiliales ou vivant dans des contextes de précarité. Ces axes ne constituent pas une liste exhaustive, mais dessinent les grandes priorités sur lesquelles les politiques régionales seront renforcées.
Cette stratégie s’articule avec les deux autres cadres adoptés par le Gouvernement wallon : la Stratégie de lutte contre la pauvreté et la Stratégie coordonnée de sortie du sans-abrisme. Ensemble, elles constituent une réponse cohérente aux différents visages de la précarité, en tenant compte des spécificités de chaque public tout en assurant la complémentarité des leviers mobilisés.
François Desquesnes, Ministre de la Mobilité : « Beaucoup de parents solos doivent composer chaque jour avec des obstacles très concrets. La mobilité en fait partie : sans solution fiable et abordable, il devient difficile de se rendre au travail, de suivre une formation ou simplement d’assurer les besoins du quotidien. En réduisant la taxe de mise en circulation pour les familles monoparentales, nous posons un geste simple mais essentiel pour alléger cette charge. »
Yves Coppieters, Ministre des Solidarités : « Les familles monoparentales font face à des défis qui se cumulent et qui touchent à tous les aspects de la vie quotidienne : logement, emploi, mobilité, santé, accès aux droits. Avec cette stratégie, nous reconnaissons pleinement leurs réalités et nous leur donnons une place centrale dans l’action publique. »
Valérie Lescrenier, Ministre en charge de la Petite Enfance : « Dans les familles monoparentales, chaque difficulté du quotidien devient un mur à franchir de plus. La prévention doit commencer tôt pour éviter le décrochage, la précarité ou l’isolement. Notre responsabilité est d’agir pour ouvrir de vraies perspectives et changer concrètement la trajectoire des enfants et des jeunes les plus vulnérables. »
Cécile Neven, Ministre du Logement : « Cette stratégie reconnaît les défis spécifiques auxquels les parents solos sont confrontés et prévoit des solutions concrètes pour diversifier l’offre de logements. En agissant de manière coordonnée, nous affirmons notre volonté de soutenir ces familles et d’offrir une réponse à leurs besoins. »
La Wallonie adopte une Stratégie 2025-2029 de lutte contre la pauvreté pour transformer durablement les conditions de vie
Le Gouvernement wallon a adopté la Stratégie de lutte contre la pauvreté 2025-2029, un cadre d’action commun visant à mieux prévenir, réduire et, lorsque c’est possible, éviter les mécanismes qui plongent les personnes dans la pauvreté ou les y maintiennent. Cette stratégie constitue l’une des priorités transversales de la Déclaration de Politique Régionale et a été élaborée au terme d’un an de travail collectif, nourri par la contribution de plus de 150 acteurs du terrain au sein d’un processus structuré, piloté par un Comité de pilotage et plusieurs groupes de travail thématiques.
La pauvreté en Wallonie demeure un enjeu majeur et multidimensionnel. La situation touche le logement, l’emploi, la santé, les transports, les droits fondamentaux ou encore la formation. La lutte contre la pauvreté est l’affaire de tous, et cette stratégie ne se limite donc pas au seul portefeuille des solidarités. Celle-ci a été construite avec le terrain, sur la base d’un diagnostic partagé. La méthodologie d’élaboration, validée par le Gouvernement en octobre 2024, reposait sur trois étapes :
Phase exploratoire (2024) : Diagnostic objectivé, identification des déterminants de la pauvreté, inventaire des dispositifs, mise en place du Comité de pilotage. Ce travail s’est appuyé sur le Réseau wallon de lutte contre la pauvreté, le Haut Conseil stratégie, et de nombreux experts.
Phase de débat (janvier-mai 2025) : Organisation de quatre groupes de travail thématiques (logement, emploi et formation, santé, ressources et accès aux droits).
Phase de synthèse (mai-juillet 2025) : Élaboration d’un cahier de recommandations présenté au Gouvernement.
La stratégie vise à garantir à chaque personne touchée par la pauvreté l’accès effectif à des conditions de vie dignes et sécurisantes, tout en lui permettant de participer pleinement à la vie collective, qu’elle soit civique, culturelle, sociale ou professionnelle.
Cette méthode a garanti une stratégie co-construite, réaliste et alignée sur les besoins exprimés par les professionnels et les personnes concernées. La stratégie repose sur des mesures concrètes et fournit un cadre d’action évolutif, commun à tout le Gouvernement, pour renforcer :
l’accès aux droits et aux ressources essentielles ;
la prévention des ruptures dans les parcours de vie ;
la coordination des dispositifs entre secteurs et niveaux de pouvoir ;
la cohérence des politiques grâce à une lecture transversale des enjeux ;
la participation des personnes concernées.
Pour assurer une mise en œuvre coordonnée, le Gouvernement confie au Ministre des Solidarités le rôle de pilotage général, assisté d’un organe stratégique élargi rassemblant l’ensemble des ministères concernés, les administrations, la Fédération Wallonie-Bruxelles, les acteurs du secteur et des experts.
François Desquesnes, Ministre de la Mobilité et des Pouvoirs locaux : « Lutter contre la pauvreté, c’est aussi garantir à chacun un accès réel aux services publics qui peuvent changer une trajectoire de vie. Dans le même esprit, un accès facilité aux transports publics est un levier essentiel : pour faciliter la mobilité, ouvrir des portes vers l’emploi, la formation, les soins, les droits. »
Pierre-Yves Jeholet, Ministre de l’Emploi et la Formation : « L’accès à l’emploi est un levier essentiel pour sortir durablement de la pauvreté. Dans chacune de mes réformes, j’ai veillé à accorder une attention particulière à celles et ceux qui rencontrent le plus de difficultés : accompagnement individualisé, dispositifs ciblés pour les personnes éloignées du marché du travail, et une réponse plus rapide pour ne laisser personne au bord du chemin. Mon objectif est clair : permettre à chacun d’avancer sur son parcours vers la remise à l’emploi.
Yves Coppieters, Ministre des Solidarités : « Cette stratégie est le fruit d’un travail sérieux, concerté et profond, mené pendant près d’un an avec les acteurs du terrain. Elle acte un engagement collectif d’agir dans chaque compétence pour agir sur les déterminants qui enferment les personnes dans la précarité. Lutter contre la pauvreté, c’est garantir à chaque citoyen le droit à une vie digne et construire une Wallonie plus juste et plus solidaire. »
Valérie Lescrenier, Ministre en charge de la Petite Enfance : « Le plan global de lutte contre la pauvreté rappelle une réalité essentielle : en Wallonie, la pauvreté a trop souvent aussi le visage de nos jeunes et de nos enfants, notamment dans les familles monoparentales où chaque difficulté du quotidien devient un mur à franchir de plus. La prévention doit commencer tôt pour éviter le décrochage, la précarité ou l’isolement. Notre responsabilité est d’agir pour ouvrir de vraies perspectives et changer concrètement la trajectoire des enfants et des jeunes les plus vulnérables. »
Cécile Neven, Ministre du Logement : « La lutte contre la pauvreté passe aussi par des logements accessibles, durables et abordables. En axant notre politique sur un parcours de logement simplifié pour les demandeurs d’un logement “social”, sur la captation de logements privés et sur la rénovation du bâti, nous contribuerons à cet objectif ».

