Compteurs communicants: moderniser le réseau, tout en laissant le choix
Le Gouvernement wallon confirme le déploiement généralisé des compteurs communicants d’ici fin 2029. Les citoyens conserveront toutefois la possibilité d’en désactiver la fonction communicante.
L’objectif fixé dans la Déclaration de politique régionale est clair : équiper tous les clients résidentiels wallons d’un compteur communicant d’ici fin 2029.
A ce stade, environ 23 % des clients ORES, 20 % des clients RESA et 21,5 % des clients des plus petits gestionnaires de réseau sont déjà équipés.
La réforme, qui sera proposée au Parlement pour adoption avant la fin de l’année, précise deux points essentiels :
L’installation du compteur communicant devient obligatoire : il ne sera plus possible de refuser sa pose.
En revanche, le consommateur pourra choisir de désactiver la fonction communicante de son compteur, conformément aux recommandations de l’Autorité de Protection des Données (APD).
« Nous maintenons le cap d’un déploiement complet d’ici 2029, tout en garantissant le choix au consommateur », souligne Cécile Neven, Ministre wallonne de l’Énergie. « C’est une approche équilibrée visant la modernisation du réseau qui est essentielle pour notre région. »
Les prosumers bénéficiant du système de compensation ("compteur qui tourne à l'envers") continueront à en bénéficier, même quand ils passent au compteur communicant.
Saturation des réseaux électriques : la Wallonie passe à l’action
Entreprises bloquées, zonings saturés : le Gouvernement wallon agit pour libérer la puissance électrique. Face à la pression croissante sur le réseau, la Ministre de l’Énergie, Cécile Neven, réunit l’ensemble des acteurs et présente un cadre destiné à flexibiliser et accélérer les raccordements, en amont d’une réforme plus profonde.
De plus en plus d’entreprises et de projets se heurtent à un mur : l’accès à la puissance électrique. Certaines zones sont aujourd’hui saturées. Dans plusieurs zonings, il est quasiment impossible de s’implanter ou de s’étendre, faute de capacité disponible sur le réseau. Cette pression s’observe partout en Wallonie, même si certaines provinces sont particulièrement touchées.
« L’électrification rapide de nos usages, combinée à l’essor des data centers, du stockage d’énergie et de la mobilité électrique, n’a pas été suffisamment anticipée. Sans un renforcement du réseau, il n’y aura ni transition énergétique, ni redéploiement économique. Nous devons agir vite et avec méthode », alerte Cécile Neven, Ministre wallonne de l’Énergie.
Et d’ajouter : « Les dispositions que nous prenons permettront de désengorger le réseau à court terme. »
Mobilisation large
Deux Task Forces ont été constituées à l’initiative de la Ministre, pour répondre à l’urgence. Elles réunissent l’ensemble des acteurs concernés : gestionnaires de réseau, régulateur, agences de développement territorial, acteurs économiques, administrations régionales et cabinets de l’Économie, de l’Aménagement du Territoire et la Ministre-présidence.
La première (dédiée à l’“Accès réseaux”) vise à :
réaliser un suivi de tous les projets bloqués;
identifier les solutions techniques temporaires à mettre en place au niveau local;
anticiper la saturation de nouvelles zones ;
adapter le cadre réglementaire pour un accès et une gestion plus efficace et équitable du raccordement et de la puissance disponible;
garantir l’alignement des plans d’investissement avec les besoins réels des utilisateurs.
La seconde (“Puissance et flexibilité énergétique”) permettra de travailler ensemble à:
Les travaux sont en cours et se poursuivront jusqu’en 2026.
Solution à court terme
En parallèle, le Gouvernement vient d’approuver, en deuxième lecture, un décret sur la “flexibilité en prélèvement”.
Objectif ? Accorder de nouveaux raccordements, en permettant la conclusion de contrats de raccordement flexibles.
Le décret prévoit à cet effet :
la flexibilisation des raccordements, dans les zones saturées, d’ici au renforcement du réseau ;
la flexibilisation des raccordements liés au stockage d’électricité, dans toutes les zones, avec adaptation des conditions du contrat selon l’état du réseau ;
L’objectif est d’aboutir à un cadre effectif d’ici la fin de l’année, après un vote au Parlement.
Vers une réforme structurelle
Dès maintenant, et simultanément, la Ministre travaille également à une réforme en profondeur du cadre d’accès à la puissance.
« Le principe du ‘premier arrivé, premier servi’ ne peut plus, à lui seul, déterminer l’accès à la puissance », souligne-t-elle. « Nous devons passer à une logique d’anticipation, où aménagement du territoire, priorités économiques et développement des infrastructures sont alignés. »
L’objectif est clair : assurer durablement l’accès à la puissance pour les entreprises et les citoyens.
« Notre responsabilité, c’est d’investir là où déploiement économique et transition se renforcent. Il est temps de changer de logiciel : les porteurs de projet doivent disposer d’un cadre clair et prévisible en matière de raccordement », conclut la Ministre.

