La nouvelle liste publiée cet été par le Forem recense 144 métiers en pénurie en 2026, soit autant de professions pour lesquelles les recrutements s’avèrent particulièrement difficiles.
Pour établir cette nouvelle liste, le Forem a fait évoluer sa méthodologie de 3 façons :
- Une étude sur les besoins en main-d'œuvre a été menée auprès de tous les employeurs actifs en Wallonie afin d'identifier avec précision leurs besoins de recrutement pour 2026.
- Jusqu'à présent, le Forem faisait une distinction entre métier en pénurie (caractérisé par un manque quantitatif) et fonction critique (recrutement difficile en raison d'exigences spécifiques). Celle-ci est désormais remplacée par un indice de criticité globale qui repose sur trois critères : l'indice de difficulté de recrutement, l'indice d'intensité des recrutements et l'indice de tension sur le marché du travail.
- Le référentiel des métiers a été mis à jour afin de mieux refléter les évolutions du marché de l'emploi. De nouvelles fiches métiers ont ainsi été créées (ex : responsable PEB ou community manager), tandis que d'autres ont été modifiées, fusionnées ou supprimées.
69 nouveaux métiers
Alors que 75 métiers sont présents dans les listes 2025 et 2026, 69 nouveaux métiers ont fait leur apparition, illustrant l'évolution des besoins des entreprises. Citons notamment : cuisinier/cuisinière de collectivité, isolateur/isolatrice, évaluateur/évaluatrice énergétique (PEB, audit), responsable TIC, technicien / technicienne en électricité industrielle. À l'inverse, 52 métiers disparaissent de la liste 2026, parmi lesquels vendeur/vendeuse de magasin, préparateur/ préparatrice en carrosserie, technologue de laboratoire médical.
Les métiers les plus difficiles à recruter
Cette année encore, la construction demeure le secteur le plus touché par les pénuries, avec 38 métiers recensés, dont 19 nouveaux cette année. Cette évolution reflète les besoins croissants liés à la rénovation énergétique, à la transition climatique et aux grands chantiers d'infrastructure. Viennent ensuite l'industrie technologique ainsi que la santé et l'action sociale, qui comptent chacune 19 métiers en pénurie. À eux trois, ces secteurs concentrent une part importante (53 %) des difficultés de recrutement rencontrées par les employeurs wallons.
Les dix métiers présentant le plus fort indice de criticité :
- Aide ménager / Aide ménagère à domicile
- Pharmacien / Pharmacienne
- Couvreur / Couvreuse de toits
- Assistant / Assistante pharmaceutico-technique
- Aide familial / Aide familiale
- Conducteur / Conductrice d'autobus
- Agent / Agente de gardiennage
- Aide-soignant / Aide-soignante
- Maçon / Maçonne
- Infirmier / Infirmière
Un intérêt toujours plus grand
L'objectif du Forem est clair : transformer ces pénuries en contrats de travail à durée indéterminée. En complément de ses partenaires de la formation professionnelle, l'organisme dispose d'une large offre de formation pour atteindre cet objectif. Parmi les quelque 400 formations qu'il propose, 82 permettent de se former aux métiers en pénurie soit 57 % d'entre eux.
En 2025, 11.459 chercheurs d'emploi ont suivi auprès du Forem une formation préparant à un métier en pénurie, soit plus de la moitié des 22 484 chercheurs d'emploi formés. Un chiffre en hausse de plus de 13 % par rapport à 2024, qui confirme l'intérêt croissant pour ces formations offrant de réelles perspectives d'emploi.

